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Les abus dans le couple

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La violence conjugale est avant tout une question de pouvoir et de contrôle. Elle englobe tout un éventail de comportements que les agresseurs utilisent pour dominer leurs victimes. La liste suivante présente quelques signes avant-coureurs courants de violence conjugale.

Fiche 1 sur 6

Signes avant-coureurs de maltraitance dans le couple

Si vous ou un(e) ami(e) êtes confronté(e)s à ces comportements de la part d'un(e) partenaire, rappelez-vous : ce n'est pas de votre faute, et des personnes sont là pour vous aider.

Les signaux d'alarme dans une relation peuvent inclure une personne qui :

  • souhaite aller trop vite dans la relation, ou ignore vos hésitations ou vos demandes de prendre votre temps ;
  • vous flatte constamment, surtout au début de la relation, et au final, cela semble trop beau pour être vrai ;
  • insiste pour que vous cessiez de passer du temps avec vos ami(e)s ou votre famille, souvent sous prétexte qu'il/elle « veut vous garder pour lui/elle seul(e) ». C'est particulièrement vrai si vous avez des ami(e)s ou des membres de votre famille qui pourraient remarquer que quelque chose ne va pas et essayer de vous aider ;
  • souhaite que vous cessiez vos loisirs ou activités, que vous abandonniez vos études ou que vous quittiez votre emploi. Obtenir un diplôme et occuper un emploi stable peuvent également vous permettre de subvenir à vos besoins de manière indépendante, ce que les agresseurs perçoivent comme une menace pour leur pouvoir et leur contrôle ;
  • ne respecte pas vos limites, voire se moque de vous pour en avoir ;
  • est excessivement jaloux(se) et vous accuse d’infidélité, ce qui peut vous donner l’impression de devoir vous isoler encore davantage des autres ;
  • veut savoir où vous êtes en permanence et vous appelle, vous envoie des courriels et des SMS fréquemment tout au long de la journée, d’une manière perturbatrice ou qui vous met mal à l'aise ;
  • vous critique ou vous rabaisse, en disant que vous êtes fou(folle), stupide ou laid(e), ou en vous affirmant que personne d’autre que lui/elle ne vous voudra jamais ou ne vous aimera jamais ;
  • ne prend aucune responsabilité pour son comportement et rejette la faute sur les autres pour le mal ou la douleur qu'il/elle cause. Bien souvent, la personne qu'il/elle va blâmer, c'est vous ;
  • a des antécédents de maltraitance envers autrui ;
  • impute l’échec de ses relations précédentes à son ex-partenaire, refusant d’assumer la moindre responsabilité pour ses propres actes ;
  • vous prend votre argent, augmente vos dettes de carte de crédit, sabote votre travail ou commet d'autres formes d’abus financiers ;
  • n’exprime sa colère ou sa rage qu’envers vous, tout en gardant son calme avec tous les autres, dans sa vie comme dans la vôtre. Cela peut vous donner l'impression que personne ne vous croirait si vous demandiez de l'aide.

La violence n'est jamais la faute de la victime, et il peut être difficile, pour de nombreuses raisons, de mettre fin à une relation en toute sécurité. Vous méritez de vous sentir en sécurité et soutenu(e), quel que soit votre choix.

Formes de maltraitance domestique

La violence conjugale, aussi appelée maltraitance domestique, peut prendre de nombreuses formes. À la base de toutes ces formes de violence se trouve le besoin du partenaire violent de maintenir son pouvoir et son contrôle sur la victime. Nous espérons que la lecture de ces informations sur les différentes formes de violence vous aidera à reconnaître certains comportements abusifs que vous n'auriez peut-être pas considérés comme tels. Si vous êtes inquiet(e) pour votre sécurité ou celle d’un proche et que vous souhaitez connaître vos options juridiques, n'hésitez pas à consulter la page « Accès au droit ».

Fiche 2 sur 6

Abus émotionnels et psychologiques

Des informations sur les violences émotionnelles et psychologiques, les formes qu’elles peuvent prendre et les moyens d’y mettre fin.

1-Qu'est-ce que la violence psychologique ?

La violence psychologique, comme toutes les formes de violence conjugale, vise à maintenir le pouvoir et le contrôle de l'agresseur sur sa victime. Elle se manifeste par des paroles ou des actes destinés à vous effrayer, vous contrôler, vous blesser ou vous isoler. Elle inclut souvent des violences verbales, comme crier, insulter, injurier ou menacer vous-même ou vos proches.

La violence psychologique n'implique pas forcément de violence physique, mais elle peut néanmoins causer de graves dommages. Avec le temps, elle peut modifier l'image que vous avez de vous-même. Elle peut nuire à votre estime de soi et vous rendre dépendant(e) de l'agresseur.

Exemples de violence psychologique :

  • Vous rabaisser ou vous critiquer ;
  • Vous insulter en vous traitant de « stupide », de « dégoûtant » ou de « bon à rien » ;
  • Essayer de vous embrouiller ou de vous faire croire que vous devenez fou ;
  • Agir comme s'il/elle était meilleur(e) que vous ;
  • Dire que les abus sont de votre faute ou prétendre qu'ils n'ont pas eu lieu ou qu'ils n'étaient pas si graves ;
  • Menacer de se faire du mal, de vous faire du mal, de faire du mal à une personne que vous aimez ;
  • Casser ses affaires exprès ;
  • Vous éloigner de votre famille et de vos amis ;
  • Contrôler ce que vous faites, où vous allez ou à qui vous parlez ;
  • Être très jaloux(se) ou vous accuser d'infidélité ; et
  • Vous surveiller constamment.

2- La violence psychologique est-elle la même chose que la violence émotionnelle ?

Certaines personnes utilisent les termes « violence psychologique » ou « violence mentale » comme synonymes de « violence émotionnelle ». Les spécialistes ne s’accordent pas toujours sur les différences exactes. Certains considèrent que la violence émotionnelle est une catégorie plus large, et que la violence psychologique ou mentale en est une forme particulière. (Par exemple, la manipulation mentale est souvent qualifiée de violence psychologique ou mentale.)

Même s'il peut exister de légères différences, les violences émotionnelles et les violences psychologiques ou mentales sont très similaires. Dans cette section, nous les abordons ensemble car elles surviennent souvent simultanément et sont traitées de la même manière par la loi dans certains pays.

Les termes « violence psychologique » et « violence mentale » désignent la même chose. Lorsque nous utilisons le terme « violence psychologique », nous entendons aussi bien la violence psychologique que la violence mentale.

3-Le narcissisme est-il une forme de violence psychologique ?

Vous avez peut-être entendu parler de « narcissisme » ou de « violence narcissique » dans les médias, sur les réseaux sociaux ou ailleurs. On utilise parfois ces termes pour décrire une personne égoïste et indifférente aux sentiments d'autrui. Or, le narcissisme est en réalité un trouble mental appelé trouble de la personnalité narcissique (TPN) .

Toutes les personnes violentes ne souffrent pas de trouble de la personnalité narcissique, et toutes les personnes atteintes de ce trouble ne maltraitent pas leur partenaire.

Certains signes du trouble de la personnalité narcissique (TPN), comme le besoin constant de compliments, le sentiment de mériter un traitement de faveur ou une jalousie excessive, peuvent s'apparenter à de la violence psychologique. Cependant, il existe des différences. Les personnes atteintes de TPN maltraitent souvent de nombreuses personnes, surtout si elles veulent quelque chose d'elles.

À l'inverse, un agresseur peut se montrer aimable avec les autres, mais recourir à la violence psychologique pour contrôler une seule personne : son/sa partenaire. De plus, un agresseur peut choisir d'être violent à certains moments et pas à d'autres. Par exemple, il peut se comporter d'une certaine manière avec son/sa partenaire en privé et différemment en présence d'autres personnes.

Il peut être difficile de faire la différence entre une personne narcissique et un(e) auteur (e)de violences conjugales. Mais vous n'êtes pas obligé(e) de le découvrir seul(e). Un intervenant spécialisé dans les violences conjugales ou un thérapeute peut vous aider à y voir plus clair. Il est important de garder à l'esprit que, même si votre partenaire souffre d'un trouble mental, vous n'êtes pas tenu(e) d'accepter son comportement abusif.

Source :

Ces informations sont adaptées des articles de la National Domestic Violence Hotline sur le narcissisme et les abus , le narcissisme contre les abus et les termes couramment utilisés lorsqu'on parle de violence domestique.

4- Pourquoi est-il souvent difficile de reconnaître ou de parler des violences émotionnelles et psychologiques ?

Les violences émotionnelles et psychologiques peuvent être difficiles à déceler, surtout au début. Elles peuvent survenir soudainement ou s’installer progressivement. Une personne peut se comporter comme un partenaire idéal au départ, et ne devenir violente qu'une fois la relation bien établie. Ce changement de comportement peut être choquant, désorientant, voire honteux. Cependant, n’oubliez pas : les violences ne sont jamais de votre faute. Ce n’est pas votre faute, même si l’agresseur vous accuse ou si d'autres personnes prétendent que vous l'avez « laissé faire ».

La violence psychologique se manifeste souvent de manière insidieuse, lors d’interactions quotidiennes normales. Contrairement à la violence physique, il n’y a pas toujours d’incident précis ni de preuve tangible. Cela peut rendre la situation plus difficile à expliquer ou à prouver, mais cela ne signifie pas qu'elle soit moins grave ou moins douloureuse.

De plus, il arrive que l’on ne se rende pas compte qu’un comportement est abusif. Notre perception de ce qui est « normal » dans une relation est façonnée par les exemples que nous avons vus dans notre vie et dans les médias. Vous n’avez peut-être pas eu d’exemples positifs de relations saines, surtout si vous avez grandi dans un contexte de violence. Cela peut rendre plus difficile la détection des signes avant-coureurs ou l'établissement de limites saines.

Si vous êtes victime de violence psychologique, il peut être difficile d'en parler. Vous craignez peut-être que personne ne vous croie. Vous pouvez ressentir de la honte, de la confusion ou de l'isolement, surtout si l'agresseur vous éloigne de vos amis ou de votre famille.

Toutefois, demander de l'aide est une étape importante. Les violences psychologiques et émotionnelles peuvent avoir de graves conséquences. Dans de nombreux cas, elles peuvent également mener à des violences physiques. Des personnes et des structures peuvent vous apporter un soutien. Pour en savoir plus, consultez la carte interactive https://aidgbv.colibri-cric.org/structures-referencees.

5-Quels sont les signes avant-coureurs de violences émotionnelles et psychologiques ?

Les relations s'inscrivent dans un continuum allant de la relation saine à la relation abusive, avec différents degrés de relations malsaines entre les deux. Il est parfois difficile de déterminer à quel moment le comportement d'un partenaire bascule dans l'abus.

Il peut être difficile de repérer les violences psychologiques, mais voici quelques signes avant-coureurs à surveiller. Votre partenaire est peut-être violent(e) psychologiquement et émotionnellement si :

  • Vous embarrasse ou vous humilie devant les autres ;
  • Se met en colère de manière effrayante ;
  • Pique une crise de colère incontrôlable avec vous, mais reste calme en présence des autres ;
  • Dit des choses comme : « Si je ne peux pas t'avoir, alors personne ne le pourra ; »
  • Prend des décisions à votre place, comme quoi porter ou quoi manger ;
  • Se montre très jaloux(se) ou vous accuse de tromperie ;
  • Vous rabaisse ou vous insulte ;
  • Vous traite de « fou/folle » ou de « stupide » ;
  • Dit que personne d’autre ne voudrait de vous ou ne vous aimerait ;
  • Vous ignore ou vous fait la tête ;
  • Conduit dangereusement pour vous faire peur ;
  • Exige vos mots de passe de téléphone ou de réseaux sociaux, suit votre localisation ou présente d’autres signes d’abus technologique ;
  • Blâme les autres au lieu d’assumer la responsabilité de ses actes ;
  • Fait semblant de ne pas vous comprendre pour vous faire sentir stupide ;
  • Refuse d'écouter vos pensées ou vos opinions ;
  • Nie des choses qui se sont passées ou déforme votre souvenir des événements ; ou
  • Agit comme si vos sentiments ou vos besoins n'avaient pas d'importance ou étaient moins importants que les siens.

Le « love bombing » : un autre signe d’abus psychologique

Un autre signe avant-coureur de violence psychologique est ce qu’on appelle le « love bombing ». Il s’agit d’une pratique consistant à prodiguer trop d’attention, d’affection ou de compliments dans le but de vous manipuler. Cela se produit généralement au début d’une relation, lorsque vous commencez à fréquenter quelqu’un ou à apprendre à le connaître. La personne peut sembler excessivement romantique ou attentionnée, mais il peut s’agir en réalité d'un moyen de vous contrôler. Si votre partenaire va trop vite ou semble « trop beau pour être vrai », méfiez-vous : ce n’est peut-être pas aussi idyllique qu’il n’y paraît.

Voici quelques signes de manipulation affective :

  • Faire évoluer la relation trop rapidement ;
  • Vous flatter constamment ;
  • Toujours vouloir savoir où vous êtes ;
  • Vous appeler, vous envoyer des SMS sans arrêt et se mettre en colère si vous ne répondez pas immédiatement ;
  • Essayer de vous accaparer tout votre temps ;
  • Devenir jaloux si vous passez du temps avec d'autres personnes ;
  • Vous demander d’abandonner l’école, votre travail ou vos loisirs ;
  • Vous offrir des cadeaux coûteux ou extravagants, puis prétendre que vous lui « devez » quelque chose ;
  • Dire « je t’aime » très tôt ;
  • Parler de devenir « officiels », de se marier ou d'emménager tout de suite ; ou
  • Ne pas respecter vos limites.

Si vous avez un mauvais pressentiment, faites-vous confiance. Les violences s'aggravent souvent avec le temps. Reconnaître les signes précocement peut vous aider à rester en sécurité. Cela peut aussi vous permettre de fixer des limites, de communiquer vos besoins, d'obtenir du soutien ou de mettre fin à la relation si tel est votre choix.

6- Quels sont les effets des violences émotionnelles et psychologiques ?

Les violences émotionnelles et psychologiques peuvent affecter votre santé mentale et physique, tant maintenant que dans le futur.

Si vous subissez actuellement des violences psychologiques, vous pourriez :

  • Vous sentir confus(e), anxieux(se), honteux(se) ou coupable ;
  • Pleurer souvent ;
  • Avoir l'impression de marcher sur des œufs ;
  • Avoir l'impression de ne pas avoir le contrôle ou de toujours devoir céder ;
  • Essayer de rester dans la relation et espérer que l'agresseur changera ; et
  • Vous blâmer pour ce qui se passe, même si les violences ne sont pas de votre faute.

Si les violences sont intenses ou durent longtemps, vous risquez de perdre le sens de votre identité. Vous pourriez commencer à penser que vous n'êtes pas à la hauteur ou que vous ne faites rien de bien. Ces sentiments peuvent rendre la rupture plus difficile.

Avec le temps, les violences psychologiques peuvent entraîner de graves problèmes de santé. Ceux-ci peuvent inclure, sans s'y limiter :

  • Dépression ;
  • Anxiété ;
  • Consommation de substances, comme l'alcool ou les drogues ;
  • Troubles alimentaires ; et
  • Douleur chronique.
Fiche 3 sur 6

Abus financiers

Qu’est-ce que la violence financière ? Quels sont les signes à surveiller ?

La violence financière est une forme de violence conjugale. Retenir de l'argent, voler de l'argent et restreindre l'utilisation des finances en sont quelques exemples. Pour savoir si votre partenaire vous maltraite financièrement, réfléchissez à la façon dont il/elle vous traite en répondant aux questions suivantes :

Votre partenaire :

  • vous vole de l'argent, à vous ou à votre famille ?
  • vous oblige à lui donner accès à vos comptes bancaires pour effectuer des transactions sans votre autorisation ?
  • vous donne l'impression de ne pas avoir le droit de connaître le moindre détail concernant l'argent ou les ressources du ménage ?
  • vous verse une « allocation » même si vous vous y opposez ?
  • vous oblige à justifier toutes vos dépenses, par exemple en vous demandant des reçus ?
  • utilise vos cartes de crédit de manière excessive ou refuse de payer vos factures (ruinant ainsi votre cote de crédit) ?
  • vous empêche de travailler, d'aller à l'école ou de suivre des formations professionnelles ?
  • vous prive de ressources matérielles telles que nourriture, vêtements, médicaments nécessaires ou abri ?
  • vous oblige à remettre vos chèques de paie ou vos allocations sociales ?
  • vous oblige à encaisser, vendre ou céder tous vos actifs financiers (par exemple, obligations, actions ou biens immobiliers) ou votre héritage ?
  • vous empêche d'obtenir ou d'utiliser des cartes de crédit ou des cartes bancaires ?
  • refuse de travailler pour subvenir aux besoins de la famille ?
  • perturbe votre rendement au travail, par exemple en vous appelant sans cesse, en vous rendant sur votre lieu de travail sans prévenir, etc. ?
  • vous oblige à accepter une procuration qui permettrait à votre partenaire de signer légalement des documents à votre insu et sans votre consentement ?

Si vous avez répondu « oui » à plusieurs de ces questions, votre partenaire vous maltraite peut-être financièrement. En cas de maltraitance financière, il est probable que d'autres formes de violence existent également au sein de votre relation.

Fiche 4 sur 6

Abus spirituel

1-Qu’est-ce que l’abus spirituel ?

La violence spirituelle se produit lorsqu'une personne utilise des pratiques et des croyances spirituelles ou religieuses pour manipuler, contrôler, humilier ou isoler une autre personne. Comme toute forme de violence, elle permet à l'agresseur d'exercer un pouvoir sur sa victime. On parle aussi de violence religieuse ; elle peut se produire dans n'importe quelle religion, système de croyances ou pratique spirituelle.

À quoi ressemble l’abus spirituel ?

Les abus spirituels peuvent se produire au sein d’une communauté, par exemple lorsqu'un leader religieux abuse de sa position pour exploiter ses fidèles. On peut par exemple entendre parler de scandales impliquant des chefs religieux qui :

  • Commettent des abus sexuels ;
  • Volent l'argent des dons ; et
  • Punissent ou excluent les membres de la communauté qui remettent en question leur autorité.

Cela peut aussi arriver dans des relations étroites, comme avec un partenaire, un membre de la famille, un ex-conjoint ou un aidant. Il/elle pourrait :

  • Vous contraindre à participer à des rituels ou à des cultes religieux ;
  • Vous dicter comment vous habiller ou vous comporter en fonction de votre religion, sans vous laisser le choix ;
  • Menacer de vous expulser de votre communauté si vous ne partagez pas ses croyances ou si vous ne faites pas ce qu'il/elle vous dit.

Dans les relations où il y a violence domestique, les abus spirituels peuvent se manifester ainsi :

  • Se moquer de votre foi ou vous faire culpabiliser à ce sujet ;
  • Vous empêcher de pratiquer votre religion ou d'assister à des offices ou événements religieux ;
  • Utiliser ses croyances pour contrôler ses actions, en disant des choses comme « Dieu te punira si… » ;
  • Vous obliger à élever vos enfants dans une religion avec laquelle vous n'êtes pas d'accord ;
  • Citer des textes religieux pour justifier ses abus, en disant des choses comme « Ma foi me dit que je peux faire ça » ; ou
  • Dire que vous perdrez votre communauté si vous quittez la relation.

Comment les abus spirituels peuvent-ils rendre difficile la sortie d'une relation abusive ?

Lorsqu'un(e) partenaire violent(e) exploite vos croyances pour vous maintenir dans la relation ou vous faire croire qu'il est mal de la quitter, il peut être plus difficile de s'en sortir. Par exemple :

  • Vous pourriez croire, ou entendre dire, que le divorce n'est pas autorisé et que vous devez maintenir le mariage et la famille unis quoi qu'il arrive ;
  • Votre conjoint(e) et d'autres membres de la communauté peuvent vous faire pression ou vous conseiller de rester dans la relation ;
  • Vous avez peut-être été élevé(e) dans l'idée que votre rôle est de prévenir les abus ;
  • Vous pourriez croire, ou vous faire dire, qu'il est mal de signaler les abus à la police ou à d'autres personnes extérieures à votre communauté ;
  • Vous pourriez vous inquiéter de la façon dont vos enfants seront traités ; ou
  • Vous pourriez craindre de perdre votre famille, vos amis ou votre foyer spirituel.

Les abus spirituels peuvent aussi nuire à l'estime de soi. Si quelqu'un vous répète sans cesse que vous ne valez rien ou que de mauvaises choses arriveront si vous partez, vous pourriez finir par le croire. Même en l'absence de l'agresseur, vous pourriez continuer à avoir peur de lui/elle et du pouvoir qu'il/elle exerce.

Source : Ces informations sont adaptées du gouvernement australien et de l'Institut australien des études familiales, dans le cadre du document intitulé « Comprendre les abus spirituels et religieux dans le contexte de la violence conjugale ».

Que puis-je faire si je pense être victime d'abus spirituels ?

Subir des abus spirituels est une épreuve profondément douloureuse, car elle touche directement la sphère intime, les croyances, la conscience et la boussole intérieure.

Face à cette situation, il est possible d’agir pour se protéger, retrouver son autonomie et se reconstruire. Voici des étapes essentielles à considérer :

1. Reconnaître et valider ce que vous ressentez

Sortir du doute : Les manipulateurs spirituels inversent souvent les rôles en faisant culpabiliser la victime. Si vous ressentez de la peur, de la confusion, une perte d'estime de soi ou l'impression de ne plus avoir le droit de penser par vous-même, vos ressentis sont légitimes.

Séparer la foi de l'abus : rappelez-vous que la faille vient du comportement toxique de la personne ou du système, et non de votre spiritualité personnelle ou de votre valeur.

2. Mettre de la distance (Coupure ou limitation des contacts)

Prendre du recul : Dans la mesure du possible, éloignez-vous physiquement et psychologiquement du groupe, du lieu de culte ou de la personne concernée.

Éviter les confrontations directes isolées : Les personnes exerçant de la prise ont souvent des arguments rôdés pour vous faire douter ou culpabiliser à nouveau. Si vous devez rompre les liens, faites-le de manière ferme et, si nécessaire, par écrit (ou sans justification excessive).

3. S'entourer de personnes neutres et bienveillantes

Sortir de l'isolement : Les groupes ou dirigeants abusifs cherchent souvent à couper leurs victimes de leur entourage habituel. Recontactez les amis de longue date, de la famille ou des proches qui ne font pas partie de ce cercle.

Parler à des professionnels : Confiez-vous à un psychologue ou à un thérapeute spécialisé dans la manipulation mentale, les dérives sectaires ou les traumatismes. Un accompagnement professionnel est souvent précieux pour déconstruire l'entreprise.

4. Obtenir du soutien spécialisé et des ressources

Bien qu’il n’existe pas des structures, des associations et des lignes d'écoute spécialisées dans l'accompagnement des victimes de dérives sectaires ou d'abus d'autorité spirituelle au Cameroun, mais des associations d'aide aux victimes peuvent vous offrir une écoute neutre, confidentielle et des conseils juridiques si des infractions ont été commises (financières, psychologiques ou autres). Consultez la carte interactive Aidgbv-map pour trouvez une organisation d’aide.

5. Avancer pas à pas dans la reconstruction

Retrouver son libre arbitre : Réapprenez à écouter vos propres envies, vos intuitions et vos opinions personnelles, qui ont peut-être été étouffées.

Accepter le temps de la guérison : Le processus de guérison après un abus psychologique ou spirituel prend du temps. Soyez indulgent avec vous-même face aux vagues de tristesse, de colère ou de nostalgie qui peuvent survivre.

Fiche 5 sur 6

Formes de violences sexuelles dans le couple

Fiche de sensibilisation : Comment votre corps réagit-il à la violence sexuelle ?

Quelles sont les réactions physiques qu'une victime peut ressentir lors de violences sexuelles ?

Lorsqu’une personne subit une violence sexuelle, son corps se met en pilote automatique et des réactions instinctives se produisent. Le modèle FFFF avance quatre réactions possibles :

  • Fight ou se battre, riposter ;
  • Flight ou fuir, s’enfuir ;
  • Freeze ou se figer, se raidir ;
  • Fawn ou s’effondrer, devenir docile.

Toutes ces réactions sont normales. Quelle que soit la réaction, la victime n’est jamais à blâmer.

Certaines victimes ont une érection ou éjaculent pendant l'agression sexuelle. Cela peut être déroutant, car elles semblent alors y prendre du plaisir. Il est important de savoir que vous pouvez également jouir ou éjaculer en cas de stress extrême. Il n'est donc pas question ici d'excitation sexuelle.

Définition de certaines notions clés :

Atteinte à l’intégrité sexuelle ?

Le délit d’« atteinte à l’intégrité sexuelle » comprend toutes les situations dans lesquelles une personne subit des attouchements sans son consentement, sans pénétration sexuelle, ou lorsqu’une personne est soumise à des actes sexuels sans avoir à y participer elle-même (p. ex. être obligée de regarder quelqu'un se déshabiller).

Aujourd’hui, dans le cadre des violences sexuelles, une distinction est faite entre les violences sexuelles « hands-off » et les violences sexuelles « hands-on ».

Violence sexuelle hands-on

Par « violence sexuelle hands-on », il convient d'entendre toute forme de violences sexuelles impliquant un contact physique entre l'auteur-e et la victime. Les délits de « viol » et d’« atteinte à l'intégrité sexuelle » sont des formes de violence sexuelle « hands-on ».

Il peut s’agir d’attouchements, du fait d’embrasser une personne contre son gré ou d’un viol.

Les violences sexuelles hands-off désignent les comportements sexuels sans contact physique. Il peut s’agir d’insultes à caractère sexuel, de harcèlement sexuel (par exemple dans la rue ou sur le lieu de travail), de formes de violences sexuelles numériques (telles que l’envoi de dick pics non sollicité, la création et la diffusion de deepnudes sans consentement, le fait d’épier quelqu’un via une webcam, etc.).

Violence sexuelle dans les relations entre partenaires intimes

Le droit de porter plainte

La violence sexuelle entre partenaires intimes relève souvent du droit pénal. Tout acte commis sans l'accord conscient et libre de la victime est un crime, et il est tout à fait légitime de déposer une plainte officielle auprès de la police.

Souvent occultée ou mal nommée, la violence à caractère sexuel est pourtant omniprésente dans les dynamiques de violence conjugale, tant au sein du couple qu'après la séparation. Faute d'une information juste et complète sur la multitude de comportements qu'elle recouvre, les victimes peinent trop souvent à la reconnaître et à la nommer. Voici un aperçu de 10 formes de violence sexuelle qui peuvent survenir dans les relations entre partenaires intimes (et dans le contexte post-séparation), souvent méconnues ou banalisées :

1-Le faux "dû" et le consentement automatique

C’est l’idée erronée qu’être en couple ou appartenir à un certain genre donne un droit d’accès au corps de l’autre. Cela se traduit par plusieurs comportements :

  • Le consentement acquis d’avance : croire qu’une relation amoureuse ou un engagement passé garantit un accord permanent.
  • L’imposition d’un rythme : exiger un nombre minimum de relations sexuelles par semaine ou imposer une fréquence.
  • La sexualité transactionnelle : utiliser les contacts sexuels comme une monnaie d'échange en contrepartie des tâches familiales ou de l'implication dans le couple.
  • La pression psychologique : faire culpabiliser ou créer un malaise chez le ou la partenaire en cas de refus d’une activité sexuelle.

2-La violence psychologique et émotionnelle à connotation sexuelle

Il s’agit d’utiliser la sexualité, le corps ou l’intimité pour rabaisser, humilier ou exercer un contrôle sur le ou la partenaire. Cela se manifeste par différents comportements :

  • Les critiques sur le physique : Dénigrer l’apparence physique de la victime, de vive voix ou d’une autre manière.
  • Le ridicule sexuel : Moquer ou ridiculiser la personne en lien avec sa vie ou son intimité sexuelle.
  • La sexualité comme outil de domination : Utiliser les rapports ou l’intimité pour contrôler, rabaisser ou faire plier l'autre.
  • L’humiliation publique : Faire des commentaires à connotation sexuelle devant des tiers pour rabaisser la victime.
  • Les comparaisons dégradantes : Comparer les performances ou le comportement sexuel de son partenaire à ceux d'ex-partenaires ou à des contenus pornographiques.
  • Le chantage relationnel : Menacer d'aller voir ailleurs ou de tromper le ou la partenaire.
  • La manipulation : User de stratagèmes psychologiques ou de culpabilisation pour obtenir des relations sexuelles.

3-Harcèlement sexuel

Faire des regards, sifflements, commentaires ou sobriquets à connotation sexuelle malgré un inconfort de la victime ; afficher du matériel pornographique, dégradant ou sexiste dans le milieu de vie ; insister pour avoir réponses à des sujets indiscrets que la victime ne souhaite pas aborder, sa vie sexuelle antérieure par exemple ; poser des gestes physiques impromptus, comme toucher ou taper une partie intime, alors que c’est non-souhaité ; etc.

4-Gaslighting sexuel (manipulation et la distorsion de la réalité)

Il s’agit de fausser les faits ou d’accuser à tort pour semer le doute et exercer un ascendant sur le ou la partenaire. Cela se traduit par :

  • Le faux consentement : convaincre ou faire croire à la victime qu’elle avait accepté une activité sexuelle par le passé alors qu'il n'en est rien.
  • Les fausses accusations : invectiver le ou la partenaire avec des mensonges d’infidélité pour s’octroyer le droit de le ou la surveiller et de contrôler ses faits et gestes.

5-Les cyberviolences sexuelles

Ce sont toutes les formes de violence à caractère sexuel commises à l'aide des technologies, d'Internet ou des téléphones. Cela se manifeste par différents comportements :

  • L'enregistrement non consenti : Filmer ou prendre en photo de son ou sa partenaire intime dans un contexte sexuel à son insu ou sans son accord.
  • Le partage d’images intimes : Publier, diffuser ou vendre des photos ou vidéos intimes sans le consentement de la personne concernée. (À noter : si la victime est mineure, cet acte constitue un crime de pornographie juvénile, et ce, peu importe qu’il y ait eu un prétendu accord).
  • Les représailles par l’image (ou “revenge porn") : Menacer de diffuser ou publier des images intimes pour se venger, notamment après une rupture.
  • Le chantage sexuel (sextortion) : Exiger de l’argent ou des faveurs en menaçant de divulguer des contenus intimes.
  • L’envoi non sollicité de contenus : envoyer des images ou des photos à caractère sexuel de soi-même à quelqu’un qui ne les a pas demandées (comme des photos de nus reçues par surprise).

6- L’exploitation sexuelle

Il s’agit d’instrumentaliser ou de forcer une personne à des fins sexuelles en abusant d’un lien de confiance, d’une emprise ou d’une position de pouvoir. Cela se manifeste par :

  • La pression aux relations partagées : forcer ou pousser le ou la partenaire à participer à des activités sexuelles avec des tiers (connaissances ou amis).
  • L’exploitation amoureuse (proxénétisme) : utiliser les sentiments d’une relation amoureuse pour asseoir son pouvoir sur la victime, puis la contraindre à faire de la prostitution, à offrir des services d’escorte ou à participer à la production pornographique.

7- L’imposition de pratiques sexuelles non désirées

Il s’agit de s'approprier le contrôle total des relations sexuelles en ignorant les limites, les choix ou la sécurité du ou de la partenaire. Cela se manifeste par :

  • Le contrôle des pratiques : décider seul de la nature, de l’intensité, de la durée, du lieu ou de la façon dont se déroulent les activités sexuelles.
  • Le sabotage de la contraception : refuser d’utiliser un préservatif, ou forcer / empêcher la prise d'un moyen contraceptif.
  • La violation de l'intimité et des ententes : s’autoriser des relations extra-conjugales ou imposer un mode relationnel non consenti (comme le polyamour ou le couple ouvert), ou ne pas respecter les limites fixées au préalable.
  • L’obligation de participer à des pratiques à risque ou non voulues : forcer l’autre à regarder de la pornographie, à prendre part à des activités potentiellement dangereuses (pratiques BDSM extrêmes, étranglement, etc.) ou à subir des actes sexuels refusés.

8-La violence sexuelle par proxy (par personne interposée)

Il s’agit d’utiliser des menaces ou des actes de violence envers des tiers (proches, enfants, animaux de compagnie) pour briser les résistances de la victime, la contraindre ou la punir d'avoir refusé une activité sexuelle. Cela se manifeste par :

  • Les menaces envers autrui : menacer de commettre une agression sexuelle sur une autre personne.
  • L’atteinte aux enfants : s’en prendre sexuellement à l’enfant de la victime.
  • Le chantage affectif et la cruauté : menacer ou blesser un proche ou un animal de compagnie pour forcer le consentement ou faire pression sur la victime.

9-Les relations sexuelles sans consentement

Il s’agit de tous les actes sexuels posés en l’absence d’un accord clair, libre et conscient, ou lorsque la volonté de la personne est contournée ou bafouée. Cela se manifeste par :

  • Le mensonge ou la dissimulation : Cacher une information essentielle qui aurait pu influencer la décision d'avoir des relations (comme le fait d'avoir une infection sexuellement transmissible - IST).
  • L’exploitation d’un état de vulnérabilité : Initier un rapport sexuel alors que la victime ne peut pas consentir, par exemple lorsqu'elle dort, est inconsciente ou sous l'influence excessive d'alcool ou de drogues.
  • La soumission chimique : Administrer des substances (comme du GHB) à l'insu de la personne pour l'affaiblir et l'agresser sexuellement.
  • Le retrait furtif de protection (ou "stealthing") : Enlever un préservatif en cachette pendant le rapport sexuel sans l'accord de l’autre.
  • Le non-respect du retrait du consentement : Continuer une activité sexuelle alors que la victime exprime clairement le souhait d’arrêter ou retire son accord en cours de route.
  • La contrainte et la menace : Utiliser la force physique ou des menaces verbales pour obliger quelqu'un à avoir des relations sexuelles.

10-La coercition reproductive

Il s'agit de contrôler, de saboter ou d'interférer avec les choix reproductifs, le corps ou la fertilité du ou de la partenaire. Cela se manifeste par :

  • Les pressions procréatives : Forcer ou insister lourdement pour avoir un enfant contre la volonté de l'autre.
  • Le sabotage de la contraception : Saboter volontairement les moyens de protection (par exemple, percer un préservatif ou cacher des pilules contraceptives).
  • L'imposition ou le refus d'une grossesse : Contraindre la victime à mener à terme une grossesse non désirée par la menace ou la manipulation, ou à l'inverse, la forcer à avorter.
  • L'entrave aux soins de santé : Empêcher l'accès à des services médicaux liés à la contraception, au suivi de grossesse ou à l'avortement.
  • Les atteintes physiques ciblées : Blesser physiquement la personne dans le but exprès de provoquer une fausse couche.
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Abus et coercition en matière de reproduction

Les violences reproductives se produisent lorsqu’une personne tente de contrôler vos choix en matière de reproduction afin de contrôler votre vie. Elles sont aussi souvent appelées « coercition reproductive ». La coercition consiste à persuader une personne d'agir d'une manière quelconque par la force ou les menaces. Les violences reproductives peuvent être un acte isolé ou s'inscrire dans un schéma plus large de comportements abusifs. Les violences reproductives peuvent inclure les agressions sexuelles, le viol et d’autres actes abusifs concernant votre santé sexuelle et reproductive, tels que :

i-Les comportements de coercition sexuelle, par exemple lorsqu'une personne :

  • fait pression ou force un partenaire sexuel à avoir des relations sexuelles alors qu'il/elle ne le souhaite pas ;
  • menace de rompre une relation si l'autre personne n'a pas de relations sexuelles ;
  • oblige un partenaire sexuel à ne pas utiliser de moyen de contraception, notamment un préservatif, des pilules contraceptives ou d'autres options disponibles ;
  • expose intentionnellement un partenaire sexuel à une infection sexuellement transmissible (IST) ; ou
  • se venge d'un partenaire sexuel lorsqu'il est informé d'un résultat positif (IST).

ii-Sabotage de la contraception, par exemple lorsqu'une personne :

  • cache, retient ou détruit les pilules contraceptives de son partenaire sexuel ;
  • remplace ou altère les pilules contraceptives d'un partenaire sexuel sans le consentement ni la connaissance de ce dernier ;
  • déchire ou perce intentionnellement un préservatif ;
  • retire le préservatif pendant un rapport sexuel sans en informer son/sa partenaire sexuel(le) ;
  • refuse de se retirer pendant les rapports sexuels, même s'il/elle avait préalablement consenti à le faire ;
  • retire l'anneau contraceptif vaginal de sa partenaire sexuelle ; ou
  • arrache le patch contraceptif de son partenaire sexuel.

iii-La pression liée à la grossesse, qui se produit lorsqu'une personne fait pression sur son partenaire sexuel pour :

  • tomber enceinte alors qu'elle ne le souhaite pas ;
  • poursuivre une grossesse alors qu'elle souhaite avorter ; ou
  • mettre fin à une grossesse qu'il/elle souhaite poursuivre.

Même si votre partenaire sexuel n’a commis aucun des actes mentionnés ci-dessus, mais contrôle vos choix en matière de reproduction d’une autre manière, vous subissez peut-être des violences ou une coercition reproductive. Si vous pensez que votre partenaire tente de contrôler vos choix en matière de reproduction, vous pouvez contacter un organisme de soutien aux victimes de violence conjugale.

  • Acheter soi-même des contraceptifs ou des préservatifs, au lieu de laisser son partenaire les acheter ;
  • Conserver les moyens de contraception ou les préservatifs dans un endroit caché ou privé ;
  • Vérifier que les pilules contraceptives sont bien les bonnes ;
  • Inspecter les préservatifs et leurs emballages pour détecter tout signe de falsification, comme des trous ou des déchirures ;
  • Passer à une méthode de contraception non falsifiable, comme un stérilet, une injection, une vasectomie ou d'autres méthodes recommandées par un professionnel de la santé ;
  • Et d’autres méthodes qu'un avocat ou un médecin pourrait recommander.